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Dépendance au jeu

Aînés et jeu d'argent : repérer un problème et aider un parent âgé

La plupart des personnes aînées, ou personnes âgées, qui jouent le font sans problème. Mais quand le jeu devient un problème après 60 ou 65 ans, les pertes se rattrapent rarement : il n'y a plus de salaire pour reconstituer l'épargne. Des changements propres à cette période de vie (retraite, deuil, isolement, revenu fixe) et certains médicaments, ceux de la maladie de Parkinson notamment, peuvent aussi jouer un rôle. Cette page s'adresse à la personne aînée qui s'interroge sur son propre jeu et à l'enfant adulte ou au proche aidant qui s'inquiète.

Mis à jour le

Mains d'un homme d'âge mûr croisées dans le dos, une alliance à l'annulaire
Crédit : Tony Alter (CC BY 2.0). Source : Wikimedia Commons; image recadrée.
À savoir
  • Au Canada, en 2018, 71 % des hommes et 61 % des femmes de 65 ans et plus avaient misé à un jeu d'argent durant l'année (Statistique Canada).
  • Selon l'INSPQ, les aînés ne sont pas plus touchés que le reste de la population, mais leurs pertes sont plus souvent irréversibles. Une enquête de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) a trouvé un peu plus de personnes « à risque » chez les 55 ans et plus.
  • Certains médicaments qui stimulent la dopamine peuvent provoquer un problème de jeu (« jeu compulsif » dans la monographie) : la monographie canadienne du pramipexole le signale. Le terme officiel est « trouble lié à la pratique des jeux de hasard et d'argent ». Ne les arrêtez jamais sans avis médical.
  • Le jeu ne rend pas une personne inapte. Tant qu'elle est apte, la famille peut proposer de l'aide, pas prendre le contrôle.

Ce que disent les données sur le jeu des aînés

Au 1er juillet 2025, le Québec comptait 1 964 452 personnes de 65 ans et plus, soit 21,7 % de la population (Institut de la statistique du Québec). Les données sur leur jeu sont rares et souvent anciennes.

SourceCe qui a été mesuréRésultat
Statistique Canada, Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (2018)Personnes de 65 ans et plus qui ont joué dans l'année, au Canada71 % des hommes, 61 % des femmes
Philippe et Vallerand (2007), cité par l'UQAM (2012)810 Québécoises et Québécois de 55 ans et plus, à domicile1,2 % de « jeu pathologique » (catégorie de l'étude) et 1,6 % de personnes à risque (sur 810 personnes, dont 385 avaient joué dans l'année), contre 0,8 % et 0,9 % dans la population générale. Seul l'écart « à risque » était significatif.
Vallerand et collab., UQAM (2012)644 personnes de 55 ans et plus qui jouentJeux préférés : bingo (33,2 %) et loteries (32,1 %); 5,7 heures de jeu par semaine en moyenne
INSPQ (2014)14 entrevues avec des intervenantes et intervenants de centres de traitementPas plus de problèmes de jeu que dans le reste de la population, mais des pertes plus souvent irréversibles

Dans l'étude de l'UQAM, les personnes de 55 ans et plus les plus à risque étaient :

  • les hommes de 55 à 64 ans;
  • les personnes à faible revenu (moins de 19 999 $ par année) ou peu scolarisées;
  • celles qui préfèrent les appareils de loterie vidéo (ALV) ou les machines à sous;
  • celles qui passent beaucoup d'heures par semaine à jouer.

Ces chiffres décrivent des groupes, pas une personne.

Pourquoi le risque change avec l'âge

Selon le rapport de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ, 2014), l'âge seul n'explique rien : c'est la combinaison de plusieurs changements qui peut fragiliser.

  • Une retraite subie ou non préparée : départ forcé, mise à pied, maladie.
  • Beaucoup de temps libre, sans loisir ni projet pour le remplir.
  • Un réseau qui rétrécit : collègues perdus de vue, enfants occupés, amis et conjoint qui décèdent.
  • Un revenu qui change : parfois une baisse, parfois une somme soudaine (héritage, retrait d'un régime enregistré d'épargne-retraite, REER) qui donne une impression d'aisance.
  • Des pertes physiques ou cognitives qui empêchent les loisirs d'avant.

Le jeu répond alors à des besoins réels : sortir, voir du monde, s'occuper. Les voyages organisés vers les casinos, peu coûteux et assortis d'incitatifs (repas, argent pour jouer, cadeaux), plaisent pour leur côté social. Selon le rapport, ils semblent parfois être le point de départ d'un problème.

L'INSPQ décrit aussi deux parcours : des personnes qui découvrent le jeu tard, souvent après un événement difficile, et d'autres dont le jeu est installé depuis toujours.

Les médicaments qui peuvent déclencher un jeu compulsif

Certains médicaments appelés agonistes dopaminergiques imitent l'effet de la dopamine, une substance qui transmet des messages dans le cerveau. On les prescrit surtout pour la maladie de Parkinson et le syndrome des jambes sans repos.

Médicaments et jeu : ce que dit la monographie canadienne

La monographie de produit d'un agoniste dopaminergique, le pramipexole (MIRAPEX, révisée le 20 mars 2024 et publiée dans la base de données des produits pharmaceutiques de Santé Canada), indique :

  • qu'une dépendance au jeu, des achats compulsifs, une frénésie alimentaire ou une hausse de la libido ont été signalés chez des patients qui prennent des médicaments dopaminergiques;
  • que la personne traitée peut ne pas reconnaître ces comportements comme anormaux, et que le médecin doit donc questionner la personne et ses aidants;
  • que ces comportements étaient généralement réversibles en réduisant la dose ou en arrêtant le traitement;
  • qu'un syndrome de sevrage (anxiété, dépression, douleur, panique...) peut survenir quand on diminue ou arrête le médicament. La baisse doit donc se faire avec le médecin.

Ne cessez jamais un médicament de vous-même. Parlez-en au médecin ou au pharmacien, en mentionnant le jeu clairement.

Ce risque est-il fréquent? Une étude de 2010 a suivi 3 090 personnes atteintes de la maladie de Parkinson, dans 46 centres des États-Unis et du Canada. Un trouble du contrôle des impulsions touchait 13,6 % d'entre elles, dont 5,0 % pour le jeu. Ce trouble touchait 17,1 % des personnes qui prenaient un agoniste dopaminergique, contre 6,9 % des autres.

Votre parent prend un tel médicament et se met à jouer, ou joue beaucoup plus, après un début de traitement ou une hausse de dose? Le médicament est une piste à vérifier en premier, avec son médecin ou son pharmacien. Notez les dates.

Les signes chez un parent âgé, et ce qui peut les expliquer d'autre

Un signe isolé ne prouve rien. Plusieurs signes qui s'additionnent sur quelques mois méritent une conversation. Gardez l'esprit ouvert : d'autres causes sont possibles, et certaines sont graves.

Ce que vous remarquezCe qui peut l'expliquer d'autreCe qui oriente vers le jeu
Factures en retard, avis de coupureOubli, trouble de la mémoire, difficulté avec les paiements en ligneArgent retiré en espèces sans dépense visible, retraits près d'un lieu de jeu
Épargne ou REER qui fondDépenses de santé, aide à un proche, fraude ou maltraitance financièreTransferts vers des comptes de jeu, retraits fréquents, explications qui changent
Demandes d'argent à vous ou à vos frères et sœursRevenu trop bas pour le coût de la vie, imprévuDemandes répétées, promesses de remboursement « après un gain »
Absences longues, sorties fréquentesNouvelle activité, nouvel ami, rendez-vous médicauxSorties au casino ou au bar à heures fixes, voyages organisés de plus en plus fréquents
Humeur triste, irritable ou anxieuseDeuil, dépression, douleur, solitudeHumeur qui suit les gains et les pertes, nervosité quand on parle d'argent
Comportement nouveau, sans lien avec la personnalitéEffet d'un médicament, début de trouble cognitif, infectionJeu apparu après un nouveau médicament ou une hausse de dose
Repas, loyer ou médicaments négligésPerte d'autonomie, problème de santéArgent du mois dépensé au jeu en début de mois

Selon l'INSPQ, quand le jeu prend toute la place, certaines personnes se privent de nourriture, de sommeil et de leurs médicaments, faute d'argent. Une santé qui se dégrade vite sans raison claire mérite d'être vue par un médecin, jeu ou non.

Parent âgé qui joue trop : la démarche en 8 étapes

Les rôles habituels s'inversent, et ce n'est pas simple. Ces étapes sont des repères de la rédaction, tirés des sources citées : adaptez-les à votre famille.

  1. Observez et notez pendant quelques semaines. Dates, sommes, signes du tableau : des faits datés aident à parler sans accuser.
  2. Écartez les autres causes. Si votre parent prend un médicament contre la maladie de Parkinson ou le syndrome des jambes sans repos, proposez-lui un rendez-vous chez le médecin ou le pharmacien. Un changement soudain du comportement ou de la mémoire demande d'abord une évaluation médicale.
  3. Choisissez le moment. Au calme, seul à seul, jamais après une perte ou devant toute la famille.
  4. Parlez de vous et de ce que vous voyez. « Je m'inquiète, j'ai vu que... » plutôt que « tu gaspilles ». Selon l'INSPQ, la honte retarde souvent la demande d'aide chez les aînés.
  5. Proposez un appel, sans l'imposer. Jeu : aide et référence répond aux personnes qui jouent et à leurs proches. Le premier appel peut se faire ensemble.
  6. Protégez l'essentiel avec son accord. Par exemple : paiement automatique du loyer et des factures, cartes de crédit moins nombreuses, aucun prêt d'argent de votre part pour couvrir des pertes. Si les dettes sont déjà là, les options pour régler des dettes de jeu sont décrites dans une autre page.
  7. Si vous soupçonnez qu'une autre personne profite de la situation, appelez la Ligne Aide Maltraitance Adultes Aînés (voir plus bas).
  8. Prenez soin de vous. Le soutien à l'entourage existe pour vous, même si votre parent refuse toute aide.

Les phrases à éviter, les phrases à essayer et les services pour les proches se trouvent dans le guide pour soutenir un proche qui joue.

Quand la personne aînée s'inquiète pour elle-même

Vous jouez plus depuis la retraite ou un deuil? Ce n'est ni rare ni honteux. Trois gestes :

  • Comparez à un repère. Le repère canadien est de 1 % du revenu annuel du ménage avant impôts : 17 $ par mois pour 20 000 $ de revenu, 25 $ pour 30 000 $, 33 $ pour 40 000 $. Le calcul complet est expliqué dans la page sur les limites de temps et d'argent.
  • Remplacez la sortie, pas seulement le jeu. Si le casino était votre principale occasion de voir du monde, cherchez une autre activité de groupe : un centre d'action bénévole ou le 211, dans les régions où il est offert, peuvent vous orienter.
  • Appelez Jeu : aide et référence si vous n'arrivez pas à réduire seul. Selon l'INSPQ, les centres de traitement adaptent leur approche aux aînés, notamment sur la gestion du temps libre.

Jeu, maltraitance financière et fraude : ne pas confondre

Quand l'argent d'un parent disparaît, le jeu n'est qu'une explication possible. Québec.ca définit la maltraitance matérielle ou financière comme le fait d'obtenir ou d'utiliser de façon illégale, non autorisée ou malhonnête les biens ou les documents d'une personne. Faire des transactions bancaires sans son consentement ou détourner des fonds en sont des exemples. Elle survient dans une relation où il devrait y avoir de la confiance (un proche, par exemple), ce qui la distingue de la fraude commise par un inconnu.

Les deux peuvent se croiser, par exemple quand un proche qui joue puise dans l'argent d'un parent âgé. Dans ces cas, la Ligne Aide Maltraitance Adultes Aînés (LAMAA, anciennement Ligne Aide Abus Aînés) écoute, informe et oriente la personne aînée, ses proches et les témoins : 1 888 489-2287, de 8 h à 20 h, 7 jours sur 7, en français et en anglais. En cas de danger immédiat, faites le 911.

Procuration, mandat de protection : ce que la loi permet au Québec

Pouvez-vous « prendre en charge » l'argent d'un parent qui joue? Pas sans son accord tant qu'elle est apte : le jeu, même excessif, ne rend pas une personne inapte. Voici les outils qui existent.

OutilÀ quoi il sertQuand il s'appliqueCe qu'il ne fait pas
ProcurationLa personne autorise quelqu'un à agir pour elle, par exemple pour payer ses factures.Pendant que la personne est apte, et avec son accord.Ne retire aucun droit à la personne; elle peut continuer de jouer avec son argent. Ne remplace pas un mandat en cas d'inaptitude.
Mandat de protectionLa personne nomme à l'avance des personnes de confiance pour s'occuper d'elle et de ses biens si elle devient inapte.Seulement après l'homologation par le tribunal, qui constate l'inaptitude.Ne s'active pas parce qu'une personne joue trop.
Mesure d'assistanceUne ou deux personnes, reconnues par le Curateur public, aident la personne à prendre ses décisions et à gérer ses biens.Quand la personne vit une difficulté et souhaite être aidée.La personne garde ses droits.
Tutelle au majeurProtège une personne inapte : sa personne, ses biens, l'exercice de ses droits.Sur décision du tribunal, pour une personne inapte.Ne vise pas une personne apte dont les décisions inquiètent ses proches.

Sources : Québec.ca, pages « Protection légale », « Mandat de protection » et « Mesure d'assistance »; Éducaloi pour la procuration.

Un mandat de protection se fait seulement quand la personne est apte : le meilleur moment pour en parler, c'est avant les difficultés. Le Curateur public propose un formulaire gratuit. Pour une question précise, appelez le Curateur public au 1 844 532-8278 ou consultez une notaire ou un avocat.

Besoin d'aide?

Ces services sont gratuits et confidentiels.

  • Jeu : aide et référence : 1 800 461-0140, sans frais, 24 h sur 24 (514 527-0140 à Montréal et environs). Clavardage sur aidejeu.ca[12]. Le service s'adresse aussi à l'entourage.
  • Ligne Aide Maltraitance Adultes Aînés : 1 888 489-2287, de 8 h à 20 h, 7 jours sur 7.
  • Info-aidant (pour les proches aidants) : 1 855 852-7784, en semaine, de 8 h à 18 h.
  • Info-Social 811 : service de consultation psychosociale, 24 h sur 24.
  • 9-8-8 : vous êtes en détresse ou vous pensez au suicide? Le service répond par appel ou texto, 24 h sur 24.

Vos questions

Les personnes âgées jouent-elles plus que les autres adultes?

Pas nécessairement. Au Canada en 2018, la participation au jeu était la plus élevée chez les 45 à 64 ans (Statistique Canada). Selon l'INSPQ, les aînés n'ont pas plus de problèmes de jeu que le reste de la population, mais leurs pertes sont plus souvent irréversibles.

Un médicament peut-il vraiment rendre une personne joueuse?

Oui, c'est documenté pour les agonistes dopaminergiques (maladie de Parkinson, syndrome des jambes sans repos). Selon la monographie canadienne du pramipexole, ces comportements diminuent généralement avec une dose plus faible ou l'arrêt du traitement. La décision revient au médecin : un arrêt brusque peut causer un syndrome de sevrage.

Puis-je bloquer les comptes de mon parent qui joue trop?

Non, pas sans son accord si elle est apte. Une personne apte gère son argent comme elle l'entend. Vous pouvez proposer des mesures de protection qu'elle accepte (paiements automatiques, procuration pour les factures) et l'encourager à appeler Jeu : aide et référence. L'autoexclusion des lieux de jeu est aussi une décision qu'elle seule peut prendre : voir la procédure pour s'autoexclure.

Sources

  1. Statistique Canada, infographie « Les jeux de hasard au Canada » (Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 2018), publiée le 9 août 2022 (version archivée) : https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/11-627-m/11-627-m2022041-fra.htm
  2. Institut de la statistique du Québec, Le bilan démographique du Québec, édition 2026, tableau 1.3 : https://statistique.quebec.ca/fr/fichier/bilan-demographique-quebec-edition-2026.pdf
  3. Papineau, Lemétayer, Lasnier et Giguère, Les jeux de hasard et d'argent et les aînés : perspectives des intervenants sur les risques, les impacts et la prévention, INSPQ (2014) : https://www.inspq.qc.ca/publications/1803
  4. Vallerand et collab., Les jeux de hasard et d'argent chez les personnes aînées : état de la situation, rapport de recherche, UQAM, Fonds de recherche du Québec (2012) : https://frq.gouv.qc.ca/app/uploads/2021/09/pc_vallerandrj_rapport-2012_jeux-aines-etat-situation.pdf
  5. Monographie de produit de MIRAPEX (pramipexole), révisée le 20 mars 2024, base de données sur les produits pharmaceutiques de Santé Canada : https://pdf.hres.ca/dpd_pm/00075249.PDF
  6. Weintraub et collab., « Impulse control disorders in Parkinson disease: a cross-sectional study of 3090 patients », Archives of Neurology (2010) : https://doi.org/10.1001/archneurol.2010.65
  7. Québec.ca, « À propos de la maltraitance envers les personnes aînées et les personnes en situation de vulnérabilité » : https://www.quebec.ca/famille-et-soutien-aux-personnes/violences/maltraitance-aines-personnes-vulnerables/a-propos-maltraitance-aines-personnes-vulnerables
  8. Québec.ca, « Accéder aux services d'aide et aux ressources pour les personnes aînées et les personnes vulnérables » (LAMAA, Curateur public, Info-aidant) : https://www.quebec.ca/famille-et-soutien-aux-personnes/violences/maltraitance-aines-personnes-vulnerables/services-aide-ressources
  9. Québec.ca, « Protection légale », « Mandat de protection » et « Mesure d'assistance » : https://www.quebec.ca/justice-et-etat-civil/protection-legale
  10. Éducaloi, procuration et mandat de protection : https://educaloi.qc.ca/
  11. CCDUS, Lignes directrices sur les habitudes de jeu à moindre risque : https://www.gamblingguidelines.ca/fr/quelles-sont-les-lignes-directrices/
  12. Jeu : aide et référence : https://www.aidejeu.ca/
  13. Québec.ca, Info-Social 811 : https://www.quebec.ca/sante/trouver-une-ressource/info-social-811
  14. 9-8-8, ligne d'aide en cas de crise de suicide : https://988.ca/fr

Vous ou un proche jouez trop?

Des services gratuits et confidentiels, pour les personnes qui jouent comme pour leur entourage.

Appeler 1 800 461-0140

Jeu : aide et référence, 24 h sur 24. Montréal et environs : 514 527-0140

Écrire Clavardage

Avec une personne intervenante de Jeu : aide et référence.

Se protéger Autoexclusion

Bloquer son accès aux casinos, aux salons de jeux et au jeu en ligne de Loto-Québec, de 3 mois à 5 ans.