Que vous jouiez au casino, aux appareils de loterie vidéo, en ligne ou aux paris sportifs, la logique est la même : réduire les occasions, réduire l'accès à l'argent, prévoir quoi faire quand l'envie arrive. Personne n'a à le faire sans soutien : Jeu : aide et référence répond au 1 800 461-0140, sans frais, 24 h sur 24.
- Beaucoup de personnes s'en sortent. Dans deux grandes enquêtes américaines, 36 à 39 % des personnes ayant déjà eu un trouble lié à la pratique des jeux de hasard et d'argent n'avaient plus aucun problème de jeu dans l'année. Seulement 7 à 12 % avaient consulté (Slutske, 2006).
- Les reprises sont fréquentes : dans une étude de Calgary auprès de 101 personnes qui venaient d'arrêter, seulement 8 % n'avaient pas rejoué du tout dans l'année suivante. Un écart ne signifie pas un échec.
- Ce plan ne remplace pas un traitement. Il se combine très bien avec un suivi gratuit, par téléphone ou en personne.
- Vous pensez au suicide? Appelez ou textez le 9-8-8, 24 h sur 24.
Arrêter ou réduire : choisir votre objectif
Avant de commencer, décidez ce que vous visez. Les deux objectifs existent, et la recherche montre que les deux chemins mènent à un mieux-être.
- Arrêter complètement : plus aucune mise, à aucun jeu. C'est l'objectif de Gamblers Anonymes, et c'est le plus clair à tenir : il n'y a pas de limite à surveiller. Le déroulement d'une réunion de Gamblers Anonymes est décrit dans une autre page.
- Réduire : jouer moins souvent, moins d'argent, à moins de jeux. Dans une enquête australienne, 90 % des personnes rétablies d'un trouble lié au jeu avaient encore misé, même un peu, durant les 12 derniers mois (44 personnes rétablies; Slutske et collab., 2010). Si c'est votre choix, les repères chiffrés et la méthode de budget se trouvent dans la page sur les limites de temps et d'argent.
Un repère simple : si vous avez déjà essayé de réduire sans y arriver, ou si un jeu en particulier vous fait perdre le contrôle, visez l'arrêt, au moins pour ce jeu. Vous pouvez en discuter avec une personne intervenante avant de trancher.
Les 24 premières heures : couper l'accès
Le premier jour, le but n'est pas de tout régler. Il est de rendre le prochain pari plus difficile que maintenant. Choisissez au moins trois gestes dans cette liste.
- Supprimez les applications de jeu de votre cellulaire et de votre tablette. Déconnectez-vous des sites, effacez les mots de passe enregistrés dans le navigateur.
- Désactivez les notifications et désabonnez-vous des infolettres et des courriels promotionnels des sites de jeu.
- Éloignez l'argent. Laissez vos cartes de crédit à la maison ou confiez-les pour quelques jours. Ne gardez sur vous que le comptant nécessaire à la journée.
- Écrivez votre raison d'arrêter, en une phrase, sur un papier ou dans une note de votre cellulaire : une dette à rembourser, une personne à qui vous ne voulez plus mentir, une soirée de perdue de trop.
- Dites-le à une personne. Un proche de confiance, ou Jeu : aide et référence, au téléphone ou par clavardage sur aidejeu.ca[11]. Ce premier appel peut se faire sans savoir quoi dire.
- Prévoyez votre soirée. Les reprises surviennent souvent le soir, quand on est seul ou seule. Planifiez une activité, une visite ou un appel pour ce premier soir.
La première semaine : bloquer, parler, remplacer
Bloquer les lieux et les sites
L'autoexclusion de Loto-Québec ferme l'accès aux casinos et aux salons de jeux pour une période de 3 mois à 5 ans, et bloque en même temps le compte de jeu en ligne. La démarche d'autoexclusion complète est décrite dans une autre page. Elle ne vise pas les appareils de loterie vidéo des bars ni les sites non autorisés : pour ceux-là, un logiciel de blocage installé sur vos appareils et des gestes d'évitement restent nécessaires.
Bloquer les paiements de jeu : ce que permettent les banques canadiennes
Au Royaume-Uni, des banques offrent depuis 2018 un bouton qui bloque les paiements par carte vers les sites de jeu. Au Canada, la situation est différente. En mai 2026, le Conseil du jeu responsable, un organisme ontarien, a recommandé aux banques et aux caisses canadiennes d'offrir un tel blocage volontaire, ainsi que des plafonds de dépenses mensuels. Il cite les exemples britanniques et irlandais.
Nous n'avons trouvé, au 28 octobre 2026, aucune page publique d'une grande institution financière canadienne décrivant un blocage volontaire des transactions de jeu. Cela ne veut pas dire qu'aucune option n'existe : posez la question directement. Voici ce que vous pouvez demander à votre banque ou à votre caisse :
- baisser la limite de votre carte de crédit, ou annuler une carte;
- baisser les limites de retrait au guichet et de paiement par carte de débit;
- désactiver les paiements en ligne d'une carte, si l'option existe;
- retirer les marges de crédit dont vous n'avez pas besoin.
Jeu : aide et référence conseille aussi de passer par des cartes prépayées et de confier pour un temps la gestion de ses finances à un proche. Si des dettes se sont accumulées, la marche à suivre (budget, association coopérative d'économie familiale ou ACEF, options légales) est dans la page sur le règlement des dettes de jeu.
Les gestes propres à chaque jeu
| Vous jouez surtout... | Gestes de la première semaine |
|---|---|
| Au casino ou au salon de jeux | Autoexclusion. Changez le trajet qui passe devant. Évitez d'avoir du comptant les jours de sortie habituels. |
| Aux appareils de loterie vidéo (bars) | Choisissez d'autres lieux pour sortir. Dites à vos proches quels endroits vous évitez. |
| En ligne | Autoexclusion du site légal, logiciel de blocage sur tous vos appareils, fermeture des comptes sur les autres sites. |
| Aux paris sportifs | Supprimez les applications de paris. Désactivez les alertes de cotes et de résultats. Regardez les matchs avec des personnes qui ne parient pas. |
| À la loterie et aux billets à gratter | Changez de commerce pour vos achats courants. Payez à la carte de débit avec un montant fixe, sans comptant de surplus. |
Pour les paris sportifs, la publicité est un déclencheur fréquent : réduisez ce que vous voyez. Désabonnez-vous des comptes de pronostics sur les réseaux sociaux et masquez les publicités de paris quand la plateforme le permet. Jeu : aide et référence recommande aussi d'ajuster ses réseaux sociaux pour voir moins de contenu lié au jeu.
Parler à quelqu'un qui connaît le sujet
La première semaine est le bon moment pour prendre un rendez-vous. Les services publics sont gratuits : rencontres dans un centre de réadaptation en dépendance, thérapie par téléphone (TéléCounseling), ateliers de groupe en ligne, groupes de Gamblers Anonymes. Chaque option, ce qu'elle offre et ce que montrent les études, est comparée dans la page sur les traitements offerts au Québec.
Vous pouvez aussi ressentir de la nervosité ou de l'irritabilité dans les premiers jours. C'est attendu : cette irritabilité, quand on essaie de jouer moins, fait partie des signes décrits dans le DSM-5, l'ouvrage de référence de l'Association américaine de psychiatrie. Elle n'indique pas que vous échouez. Si elle devient lourde, parlez-en à une personne intervenante ou appelez Info-Social 811.
Le premier mois : repérer vos déclencheurs
Un déclencheur est ce qui, juste avant, a fait naître l'envie de jouer. Dans l'étude de Calgary sur les reprises, les plus fréquentes avaient lieu le soir, quand la personne était seule et pensait à ses finances. Les raisons citées le plus souvent étaient l'idée de gagner et le besoin de trouver de l'argent, plus que la tristesse (Hodgins et el-Guebaly, 2004). L'humeur avant de rejouer était aussi souvent bonne que mauvaise.
Pendant ce mois, notez chaque envie dans un carnet : la date, l'heure, ce qui s'est passé juste avant, ce que vous avez fait. Puis préparez une réponse pour chaque déclencheur.
| Déclencheur | Pourquoi il pousse à jouer | Geste de remplacement |
|---|---|---|
| Jour de paie | L'argent est là, tout de suite | Programmez un virement automatique vers l'épargne ou les factures le jour même |
| Soirée sans compagnie | Ennui, rien pour occuper la tête | Prévoyez une activité ou un appel ces soirs-là, à heure fixe |
| Inquiétude pour l'argent | L'idée de « se refaire » d'un coup | Ouvrez votre liste de dettes, appelez une ACEF; relisez votre raison d'arrêter |
| Match à la télé | Les cotes affichées, l'habitude de parier | Regardez le match sans cellulaire à la main, ou avec des personnes qui ne parient pas |
| Bonne nouvelle à fêter | Le jeu vu comme une récompense | Choisissez d'avance une autre récompense : un repas, une sortie, un achat prévu |
| Dispute ou stress | Le jeu pour ne plus penser | Sortez marcher 20 minutes, puis appelez quelqu'un |
| Publicité ou courriel de promotion | Une offre qui semble « gratuite » | Désabonnez-vous, bloquez l'expéditeur, supprimez sans ouvrir |
| Amis qui jouent | La pression du groupe | Dites que vous avez arrêté, en une phrase; proposez une autre activité |
Les déclencheurs et les gestes de ce tableau sont des exemples de la rédaction, inspirés des études citées et des conseils de Jeu : aide et référence. Votre carnet vous montrera vos déclencheurs, qui peuvent être différents.
L'argent qui reste dans vos poches
Calculez ce que vous mettiez dans le jeu chaque semaine, puis regardez ce que cela représente quand cet argent reste à vous. Le calcul ne tient pas compte des gains : au fil du temps, le jeu reprend en moyenne une partie de chaque mise.
| Vous misiez par semaine | Après 30 jours | Après 6 mois (26 semaines) | Après 1 an (52 semaines) |
|---|---|---|---|
| 20 $ | 86 $ | 520 $ | 1 040 $ |
| 50 $ | 214 $ | 1 300 $ | 2 600 $ |
| 100 $ | 429 $ | 2 600 $ | 5 200 $ |
| 200 $ | 857 $ | 5 200 $ | 10 400 $ |
Calcul de la rédaction : montant hebdomadaire × 30 ÷ 7 pour 30 jours, × 26 pour 6 mois, × 52 pour 1 an, arrondi au dollar.
Donnez un but précis à cet argent : une facture en retard, le remboursement d'une dette, un projet. Un compte d'épargne séparé, où vous versez chaque semaine l'ancien montant du jeu, rend le progrès visible.
Pendant une envie : la fiche à garder sur vous
Une envie de jouer n'est pas un ordre. Recopiez cette fiche dans votre cellulaire ou sur un carton, et suivez-la dès qu'une envie arrive.
- Nommez-la. Dites-vous : « C'est une envie. Je n'ai pas à agir maintenant. »
- Donnez-vous un délai, par exemple 15 minutes, avant toute décision. Regardez l'heure.
- Changez de place. Sortez de la pièce, sortez dehors, éloignez-vous de l'écran ou du lieu de jeu.
- Relisez votre raison d'arrêter, celle écrite le premier jour.
- Appelez ou écrivez à une personne de confiance, ou à Jeu : aide et référence (1 800 461-0140, ou clavardage sur aidejeu.ca).
- Faites une activité de votre liste : marcher, cuisiner, prendre une douche, appeler un ami, faire du sport.
- Notez l'envie dans votre carnet une fois passée : l'heure, ce qui l'a déclenchée, ce qui vous a aidé.
La liste d'activités de rechange et le carnet des envies figurent parmi les conseils publiés par Jeu : aide et référence. L'envie de « se refaire » mérite une attention particulière : elle repose sur l'idée fausse que les pertes appellent un gain. Les pièges de pensée les plus courants sont expliqués dans la page sur les fausses croyances au jeu.
Après le premier mois : tenir dans la durée
Un écart n'efface pas le chemin fait
Jeu : aide et référence distingue l'écart, dont on se reprend vite, de la rechute, un retour à la perte de contrôle. Si vous rejouez :
- arrêtez la séance dès que possible, sans chercher à « récupérer »;
- notez ce qui s'est passé : où, quand, avec quel argent, dans quel état d'esprit;
- ajoutez un geste au plan pour ce déclencheur;
- parlez-en dans les 24 heures à une personne de confiance ou à une personne intervenante;
- avant qu'une autoexclusion arrive à échéance, décidez à froid de la suite.
Ce que disent les études sur l'arrêt
- Le rétablissement existe, avec ou sans traitement. Dans les deux enquêtes américaines citées plus haut, 36 à 39 % des personnes ayant déjà eu un trouble lié au jeu n'avaient plus de problème de jeu dans l'année. La plupart n'avaient pas suivi de traitement (Slutske, 2006).
- Les femmes consultent davantage. Dans l'enquête australienne, 32 % des femmes et 13 % des hommes avaient cherché un traitement (Slutske et collab., 2009).
- Les programmes d'autosoins semblent aider. Dans un essai canadien publié en 2024, 313 adultes ont suivi un programme en ligne fondé sur la thérapie cognitivo-comportementale. Leurs habitudes de jeu se sont améliorées, surtout dans les 3 premiers mois, et plus encore chez celles et ceux qui faisaient plus de modules. Mais environ 40 % n'ont fait aucun module, et l'essai n'avait pas de groupe sans programme (Brazeau et collab., 2024).
Ces études ont leurs limites : elles reposent sur ce que les personnes déclarent, et leurs échantillons de personnes rétablies sont petits. Elles montrent surtout une chose utile : le trouble lié au jeu n'est pas une fatalité, et il existe de l'aide pour avancer.
Besoin d'aide?
Ces services sont gratuits et confidentiels.
- Jeu : aide et référence : 1 800 461-0140, sans frais, 24 h sur 24 (514 527-0140 à Montréal et environs). Clavardage sur aidejeu.ca[11].
- Info-Social 811 : service de consultation psychosociale, 24 h sur 24.
- 9-8-8 : vous êtes en détresse ou vous pensez au suicide? Le service répond par appel ou texto, 24 h sur 24.
Vos questions
Comment arrêter de jouer au casino?
Commencez par l'autoexclusion, qui bloque l'accès aux casinos et aux salons de jeux de Loto-Québec, ainsi que le compte de jeu en ligne. Ajoutez des gestes sur l'argent (moins de comptant, limites de retrait plus basses) et prévoyez quoi faire les soirs où vous aviez l'habitude d'y aller. Un suivi gratuit avec Jeu : aide et référence ou un centre public aide à tenir.
Comment arrêter les paris sportifs?
Supprimez les applications et les comptes de paris, coupez les alertes de cotes et désabonnez-vous des comptes de pronostics. Regardez les matchs sans votre cellulaire à la main, ou avec des personnes qui ne parient pas. Les soirs de grands matchs sont des moments à risque : prévoyez-les d'avance.
Peut-on arrêter le jeu sans aide?
Oui, une partie des personnes y arrivent, comme le montrent les enquêtes sur le rétablissement sans traitement. Mais rien n'oblige à le faire sans soutien : un appel à Jeu : aide et référence est gratuit et confidentiel, et le soutien augmente les chances de tenir, surtout quand le jeu a causé des dettes ou des conflits.
Combien de temps durent les envies de jouer?
Aucune durée ne vaut pour tout le monde. Les envies sont souvent plus fréquentes au début, puis s'espacent quand les déclencheurs sont repérés et que les gestes de remplacement deviennent des habitudes. Si elles restent fortes après quelques semaines, parlez-en à une personne intervenante : la thérapie et, dans certains cas, un médicament peuvent aider.
Sources
- Slutske, W. S. (2006). Natural recovery and treatment-seeking in pathological gambling: results of two U.S. national surveys. American Journal of Psychiatry, 163(2) (Guérison naturelle et recours au traitement dans le jeu pathologique : résultats de deux enquêtes nationales américaines) : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16449485/
- Slutske, W. S., Piasecki, T. M., Blaszczynski, A. et Martin, N. G. (2010). Pathological gambling recovery in the absence of abstinence. Addiction (Rétablissement du jeu pathologique sans abstinence) : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20854336/
- Slutske, W. S., Blaszczynski, A. et Martin, N. G. (2009). Sex differences in the rates of recovery, treatment-seeking, and natural recovery in pathological gambling. Twin Research and Human Genetics (Différences entre les sexes dans les taux de rétablissement, de recours au traitement et de rétablissement naturel dans le jeu pathologique) : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19803770/
- Hodgins, D. C. et el-Guebaly, N. (2004). Retrospective and prospective reports of precipitants to relapse in pathological gambling. Journal of Consulting and Clinical Psychology (Récits rétrospectifs et prospectifs des facteurs précipitant la rechute dans le jeu pathologique) : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/14756616/
- Brazeau, B. W., Cunningham, J. A. et Hodgins, D. C. (2024). Evaluating the impact of motivational interviewing on engagement and outcomes in a web-based self-help intervention for gambling disorder. Internet Interventions (Évaluer l'effet de l'entrevue motivationnelle sur la participation et les résultats d'une intervention d'autosoins en ligne pour le trouble lié au jeu) : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38259422/
- Conseil du jeu responsable (Responsible Gambling Council), « Opportunities for Impact: The Role of Financial Institutions in Mitigating Gambling-Related Harm », 11 mai 2026 (en anglais) : https://responsiblegambling.org/about-rgc/rgc-news/rgc-urges-financial-institutions-to-strengthen-protections-against-gambling-harm/ et https://responsiblegambling.org/wp-content/uploads/Opportunities-for-impact-Addressing-Financial-Harm_RGC-2026.pdf
- Jeu : aide et référence, « Réduire les impacts du jeu : des gestes concrets pour reprendre le contrôle » (28 août 2025) : https://aidejeu.ca/articles/reduire-les-impacts-du-jeu-des-gestes-concrets-pour-reprendre-le-controle/
- Jeu : aide et référence, « Jeu excessif : prévenir la rechute » (17 février 2020) : https://aidejeu.ca/articles/comment-prevenir-la-rechute/
- American Psychiatric Association, manuel diagnostique DSM-5, 2013 (signe d'irritabilité lors d'une tentative de réduction)
- Calculs de la rédaction (argent récupéré), 28 octobre 2026
- Jeu : aide et référence : https://www.aidejeu.ca/
- Québec.ca, Info-Social 811 : https://www.quebec.ca/sante/trouver-une-ressource/info-social-811
- 9-8-8, ligne d'aide en cas de crise de suicide : https://988.ca/fr

Dépendance au jeu
Dépendance au jeu
Dépendance au jeu